Bram-2020-Exposition-à-l'Ile-aux-Oiseaux

Voyages Immobiles vers de nouveaux Horizons

Pour la deuxième année consécutive la galerie d'art du restaurant "L'île aux oiseaux" à Bram, accueillera, à partir du 13 juin 2020, les œuvres d' A.L.I.: Amanda Lapierre Ibanez, artiste Carcassonnaise installée à Lyon.
Une trentaine de tableaux nous propose un voyage allant des grands espaces à l'intime.


Les platanes du canal du Midi font l'objet d'une série à part, comme l'an dernier, et est vendue au profit de la mission des V.N.F. " Replantons le canal du Midi".


Lignes d'horizon, vastes étendues graphiques et alcôves verdoyantes baignées de lumière nous racontent ses voyages immobiles des derniers mois, comme le ferait le journal de confinement d'un artiste.


" J'ai commencé à peindre pour cette exposition en janvier 2020, quand le covid 19 était bien étrangère à mon quotidien. J'étais loin de me douter alors que ces échappées artistiques me seraient aussi vitales pendant les mois suivants!"


Il n'est pas difficile de s'imaginer donc l'attachement d' A.L.I. aux tableaux de cette exposition.

Pour Amanda, ils symbolisent la liberté à plusieurs niveaux.

Liberté d'interprétation sensible d'un paysage "en empreinte" dans sa mémoire, miroir des émotions que ces panoramas ont provoqué en elle depuis l'enfance.


Liberté aussi pour elle de s'évader, dans ses œuvres afin de trouver l'air et l'espace qui lui ont manqué, comme à beaucoup, pendant nos temps confinés.


Et enfin, liberté laissée à ceux qui feront leur propre voyage en entrant dans ses tableaux et en suivant le fil de l'exposition. "Tous les paysages qui m'ont marqué durant mes randonnées ou mes voyages sont la source "d'intuitions de gestes" que je m'efforce de suivre lorsque je peins, je ne parle pas d'un paysage mais du paysage."


La série" horizon" est particulièrement importante pour l'artiste. "J'ai travaillé l'aquarelle d'une manière complètement nouvelle et traité le papier comme un composant à part entière de l’œuvre!" Cela donne de la profondeur aux tableaux, plus de dimensions au travers de la diversité "d'écritures".


On peut aussi voir, dans cette exposition, les "gravures" dans la fibre du papier des reliefs du Lauragais, les lignes dynamiques du travail au couteau, des empâtements de peinture, inhabituels à l'aquarelle, mais aussi les fameuses transparences lumineuses des lavis.


Contrastes graphiques, vibrance colorées, flous mystérieux, monochromes puissants et minimalistes... tout se marie à merveille pour raconter l'universalité du paysage et la palette des émotions qu'il suscite.